Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 10:05

http://4.bp.blogspot.com/-JVBcYATRsCo/T1_CnMxCTgI/AAAAAAAAABo/bQMnPV8tFv4/s400/dame+heloise.jpgAlors que nous nous allons bientôt jouer le deuxième épisode de cette campagne, je vais essayer de vous donner une idée du premier (si vous voulez lire le scénario, il se trouve sur le blog de Sa Luminescence dont j'ai donné le lien dans mon article précédent). Parce que, oui, figurez-vous que cette fois-ci, notre divin MJ s'est fendu d'écrire un scénario, en entier (20 pages), parce que, normalement, il passe une semaine à bosser sur ses PNJ, ses lieux, nous donne une situation de base et démerdez-vous, les mecs (oui, j'ai parfaitement conscience d'être une fille, ceci est un "mecs" générique). Notre mission à nous, ça a été de mettre par ecrit le ressenti de nos personnages (ce qui est, je vous le concède, un poil plus agréable que de se taper un résumé) que vous pouvez lire avec le scénario.

 

C'était ce que j'appelle dans mon petit cerveau malade un "scénario-lien", c'est-à dire qui a pour but (entre autre) de lier deux campagnes et de nous rappeler une cohérence du monde dans lequel il se joue. C'est essentiel quand on joue à Glorantha une deuxième fois parce que,à mon sens il y'a plusieurs jeux dans le jeu. Si vous voulez une idée précise, c'est un peu comme si, dans un même univers, vous aviez, d'un côté "Rome" et d'un autre "Trône de Fer" (je caricature, hein? Les choses sont beaucoup plus cohérentes que ça). Evidemment, consciemment ou non, vu que nous jouons dans univers médiéval (enfin, "médiévisant" si je peux me permettre ce mot qui n'existe pas), nous mettons beaucoup de "Trône de Fer" là-dedans (nous sommes tous les quatre fans de la série, j'ai lu les bouquins, Sa Luminescence en a lu une partie, Manitou s'y met et Le Marquis a lu des wikis, oui, je sais, ne dis rien...).

 

Que dire de ce scénario? Déjà, il met en place la situation future (un royaume sanguinaire qui menace Loskalm, des moyens potentiels pour le contrer, mais au risque de détruire la base "idéologique" de Loskalm). C'est assez classique (tout du moins, à cette table), dans le sens où une campagne solide (en format série, comme toujours), ne peut se passer de positionner l'action et les personnages bien qu'Herowars soit bien moins psycholgique que des tas d'autres choses. Ici, pas de contemplation ou de longues discussions (encore qu'on en est bien capables). Pas de longue minute à s'appensantir sur les souffrances de chacun (d'ailleurs, comme vous l'avez peut-être lu sur le blog de la campagne, les backgrounds sont concis et ne se focalisent pas sur de lourds secrets ou des passés douloureux). Les personnages, comme les précédents, sont appelés à être des Héros, par là, j'entends des êtres capables, par leur volonté, de surmonter la souffrance ou de la sublimer pour accomplir un destin qui les dépasse (comme Ulysse ou Thésée). En ça, je vois la figure du PNJ dont je vais vous parler ci-dessous comme un échec (la tragédie ayant pris le dessus sur l'héroïsme).

 

Donc, liaison entre les deux campagnes, disais-je. Je m'explique. Dans la campagne précédente, nous "avions" un joueur (qui a quitté la table plus tard), dont le personnage avait quitté Loskalm dans de tristes circonstances (il avait tué sa femme et son frère qu'il avait surpris ensemble). Ce personnage, devenu PNJ avait été tué, lors d'un affrontement, par le personnage lunaire  (issu du peuple conquérant adorateur de la Lune Rouge) de Manitou. Il s'agissait évidemment d'un concours de circonstance (mauvais jets de dés) mais, ici, esthétiquement, on peut envisager la chose comme l'idée d'une tragédie (affrontement, trahison, etc...) qui reprends le dessus, car, dans son essence même, le personnage avait un fond tragique dont il était impossible de se défaire. Pour en revenir au premier scénario, il s'agit du fondement tragique de l'histoire de ce PNJ et de son départ de Loskalm vers ce qui constitura son histoire et amènera sa mort. Il permet, de plus, aux nouveaux personnages de se positionner tout de suite vis à vis du monde dans lequel ils évoluent car tuer sa femme et son frère, même dans un élan de rage et de désespoir, n'est pas chevaleresque. Or, les trois protagonistes sont des chevaliers ou aspirants chevaliers. Ici, il s'agit de confronter réalité et "utopie" (aka perfecion d'un monde déjà posé comme artificiel car celui qui en a posé les bases doutait lui-même du bien fondé de la chose, fait que les personnages apprennent dans une lettre quelques heures avant le drame), qui est, à mon sens, le symbôle de choix ultérieurs. 

 

A bientôt.

Par Une rôliste - Publié dans : JDR - Communauté : Le coin des rôlistes
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 12:47

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Bonjour, bonjour aux lecteurs qui n'ont pas déserté ce blog (mais si, je suis sûre qu'il m'en reste). En ce moment, nos campagnes ronronnent (toujours un peu de Kerberos Club, Conan qui s'étale un peu, Crumb nous ayant rejoint, nous devons attendre qu'il puisse venir de Paris pour jouer) et notre Gran Maître Vénéré a quelques projets à entamer. Déjà, pour cet été, il est prévu de commencer une campagne avec "Tribe 8" (le concept est magnifique, basé sur du "post-apocalypse, avec des tribues distinctes, des monstres, des "prophéties" et des déesses inquiétantes, j'espère vous en reparler tôt ou tard). En attendant, ayant terminé "Greenlake" (dans d'attroces souffrances en ce qui me concerne), nous allons attaquer une nouvelle campagne dans l'univers de Glorantha, dans la période appelé "Guerre des Héros" (Herowars, quoi).

 

Glorantha, c'est avant tout le continent appelé Génertela (si tu veux en savoir plus, bien-aimé lecteur, c'est   ici que ça se passe), très vaste avec un nombre incroyable de civilisations différentes (les Lunaires, des conquérantsqui rappellent beaucoup les romains, au centre-est, les Kralori, une sorte de mélange entre Chinois et Japonais à l'extrême est, les Orlanthi, un peuple assez proche des Vikings au sud etc...), sans compter les créatures humanoïdes (intelligentes ou non), qui sont dispersées un peu partout. En gros, précedemment, l'enjeu était l'affrontement entre Orlanthi et Lunaires qui annonçait le début de la "Guerre des Héros" (la fin d'un âge, en fait). Sauf que, la "Guerre des Héros" concerne tout le continent (mais se déroule différement, avec divers enjeux, sur tout le continent). Nous allons donc jouer à la même période (quelques années avant la Guerre des Héros) dans un pays (?) qui s'appelle Loskalm (en suivant le lien, c'est-à dire en cliquant sur le mot "Loskalm", que Crumb il avait pas trouvé, genre, j'ai oublié le lien, vous arriverez directement sur le blog que Sa Luminescence a crée à cet effet, pour info je vais jouer Héloïse et elle a grave la classe). L'ambiance, je ne vais pas vous mentir, ressemble beaucoup à celle de la Légende Arthurienne (en un peu plus industrialisée, sans druides, mais l'idée est un peu la même, avec des chevaliers, sorciers et tout ce qui va bien, à la différence près que le mérite prime sur la naissance). Bon, déjà, je me suis copieusement fait avoir (je voulais pas jouer à Pendragon, regardez comment on m'a grugée), parce qu'au fond, il savent que je ne résisterais pas à une exploration d'un autre coin de Génertela (mais je persiste et je m'indigne). Ensuite, avec la création du blog, nos résumés vont être exposés à la vue de tout ceux qui auront le courage de s'embêter à lire des comptes-rendus de partie (faut avoir envie, je sais que bon nombre de mes lecteurs n'aiment pas ça). 

 

Et honnêtement, je déteste écrire des résumés. Je déteste tout autant rendre public un travail baclé. Du coup, je vais devoir faire un effort littéraire pour quelque chose qui me gonfle. Indignation, vous-dis-je!

 

Bon, sinon, le système va rester celui qui utilise des mots-clés avec un système de mises pour les combats (la hauteur de la mise correspondant au risque pris par le personnage), qui reste, à mon avis, le meilleurs moyen de jouer des scènes héroïques de façon narrative (sauf que j'aime pas les combats en JDR, c'est long, c'est totalement barbant et ça consiste surtout à faire genre "je me casse la tête à faire un truc joli, histoire de pas avoir l'air de surtout vouloir mettre sur la tronche de mes ennemis parce qu'on n'est pas des barbares de ludistes" ou, chez les ludistes "prenons 4h pour élaborer un plan d'attaque qui ne marchera pas et nous obligera finalement à foncer dans le tas, faute de mieux", je caricature à mort, bien sûr). Donc, voilà, je vais m'atteler à écrire un peu sur chaque partie, histoire de coupler mon travail à celui de l'autre blog.

 

See you...

 

EDIT: l'autre blog est le travail de Sa Luminescence, merci de ne pas lui piller ses textes sans le lui demander.

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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 10:01

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Notre campagne Greenlake touche à sa fin (en fait, nous avons encore une séance et après c'est fini). Beaucoup de chose me plaisent dans cette histoire. Déjà, c'est dans l'univers du Mythe de Cthulhu. Je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit, je suis une inconditionnelle de ce jeu (autant dire que pour en arriver à le masteriser même brièvement, c'est que je l'aime beaucoup). Il est "modulable" à l'infini, au point que des gens en ont fait une version "X-Files" qui reprends le principe de conspiration et d'agences gouvernementale (je n'ai pas lu le manuel, mais ça à l'air bien, ca s'appelle "Delta Green") et que d'autre ont fait "Cthulhu Tech", un univers dans lequel monstres ayant envahit la terre aux yeux de tous et robots géants construits par les humains s'affrontent dans une ambiance très "manga". Mais vous, petits meneurs, vous pouvez aussi faire tout ce que vous voulez, la preuve, nous, ont fait un truc ambiance "Twin Peaks". Sans compter que le mode de jeu est modulable aussi (pulp, semi-pulp, horreur) et même là, vous pouvez choisir si votre horreur va ressembler à du Barker ou du Lovecraft, si votre "pulp" sera plutôt proche de "La Momie" ou d'"Indiana Jones".

 

Ensuite, j'aime bien le principe de la campagne. L'effet miroir entre le joueur et son personnage, le côté "on joue des personnages qui jouent des personnages", je trouve ça sympa surtout quand la réalité et la fiction commencent à se confondre méchament, au point de faire frôler la folie aux PJ et PNJ les plus fragiles (manipulés par le PNJ scénariste de la série, on n'en est presque sûrs, sous les ordres d'un producteur dangereusement proche d'une secte de cultistes, on en presque sûrs aussi).Pour annecdote, nous avons même joué une partie de jeu de rôle dans le jeu de rôle (en mode "indirect" quand même), avec des personnages calqué sur la personnalité des joueurs (hin hin hin).

 

Et puis, ça se passe en Nouvelle Angleterre (près de Salem) et ça j'aime bien aussi (rapport au fait que j'ai bouffé du Lovecraft, du Stephen King et que les séries récentes que j'aime s'y déroulent).

 

Bref, tout ça est bien sympathique.

 

Evidemment, dans l'optique d'une fin à cette campagne, je fais les yeux doux à Sa Luminescence pour jouer à Delta Green (Le Marquis m'a même embêtée faisant semblant de comprendre que je voudrais garder les mêmes personnages, ce qui, soit dit en passant ne serait même pas incohérent) mais notre Grand Maître, semble réfractaire à l'idée, préférent revenir à Hérowars (ou autre ambiance antiquisante).  Enfin, du moins, si sur ce coup là je ne sais pas ce que je veux, je sais ce que je ne veux pas. "World of Darkness" a fini par me lasser (la langueur romantique du vampire, tout du moins) et ça, c'est sûr que je ne veux plus y jouer pendant un moment (et ça vaut pour l'angoisse du fantôme, pour la quête de puissance du Mage, pour l'interrogation identitaire du "Promethean", sorte de créature de Frankenstein qui cherche son humanité etc...). On n'y reviendra sûrement un jour (on revient toujours à ses classiques), mais pour l'instant, je veux me laisser porter par l'intrigue plutôt que par les interrogations psychologiques...

 

PS: il est pas beau mon Fléau sur cette photo?

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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 12:04

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Voilà, nous sommes en pause JDR pour quelques semaines (difficile d'avoir des joueurs pendant le mois de décembre et ça s'arrange pas quand les fêtes tombent un week-end). Je ne me plains pas, l'été et l'automne ont été assez riche en parties. J'ai encore envie d'aborder le sujet des peurs en JDR. Ca me servira de bilan pour notre début de "Greenlake".

 

Je vous situe un peu le contexte. "Greenlake" est une campagne qui se déroule dans l'univers de Lovecraft mais pas tout à fait. Comme je l'ai dit précédemment, nous jouons des acteurs qui  tournent une série qui se trouve être la suite de "L'Abomination de Dunwich" (clic clic si tu veux savoir ce que c'est que cette bébête). Au-delà du thème "Lovecraft, sa vie, son oeuvre", il est beaucoup question de jeu de rôle (ha, ha, mange ta série de mises en abîmes, même qu'un PNJ m'a remercié, moi, joueuse, pour un cadeau de mon PJ, mais c'est un autre sujet). Bethany, mon personnage "principal" (son alter ego s'appelle Paige) est une bonne american girl, version "geek" du Massachussetts, nourrie au grain, presque, mais pas naïve que j'écartèle entre un bon rationnalisme bien trempé (le mien en fait) et une imagination débordante (la mienne aussi, au fond, parce que, sans feindre quoi que ce soit, Bethany c'est moi, sans aucun fard ou presque). Et les gens rationnel imaginatifs sont souvent rationnel pour affronter leurs peurs ou les relativiser un tout petit peu.

 

L'univers de ce jeu, joue sur la peur la plus primitive de l'humain évolué: il est totalement insinifiant face à l'immensité de l'univers, face à la nature qu'il a domptée (la sienne, tout du moins). Ca c'est pour la peur "rationnelle". Nous en sommes au stade où nous nous demandons "et s'il y avait des Profonds?" ou "Et si je me retrouvais nez à nez avec un Shoggoth?". Mais au-delà de cette peur, il y a celles que l'humain (moi, tout du moins), ne sait pas rationnaliser ou expliquer. Pourquoi avoir peur des clowns (non, ce n'est pas au hasard que je cite cet exemple)? L'arrivée d'un cirque à Greenlake réveille cette peur chez moi (et donc, chez Bethany). Elle explique que la lecture de "Ca" de Stephen King a provoqué cette phobie du clown maléfique (tous les clowns par extension deviennent potentiellement maléfiques). Comme le jeu joue sur la peur, tous les clown croisé (même ceux des affiches) deviennent très inquiétants, avec des dents taillées en pointes. Pas parce que les clowns sont réellement inquiétants, mais peut-être (je dis bien peut-être) parce qu'on les voit alors par les yeux de celle qui en a peur.

 

De la même manière, les ombres des Profonds ne sont peut-être que le reflet de la peur du personnage du Marquis (n'étant pas dans sa fiche de personnage, je ne peux que le supposer). L'explication est simple à tout ça. Chez Lovecraft (et dans le jeu de rôle, surtout dans le jeu de rôle), le lien entre peur et folie n'est qu'un pas à franchir. Et je n'ai jamais joué à l'Appel de Cthulhu sans que les personnages (ou une partie d'entre eux) ne deviennent fous. Dans le cas présent, les PJs semblent tous légèrement perturbés et fragiles. La simple apparition d'un monstre, même imaginaire semble capable de les pousser dans une perte totale de contact avec la réalité (pour l'instant, ça semble être l'idée).

 

Sinon, au risque d'écrire un article décousu, faut que je vous raconte la rencontre avec le "Shoggoth". Le scénariste de la série a disparu, après que je lui ait fait remarquer que le plan d'une partie de Greenlake ressemble beaucoup à celui d'Innsmooth (note: le plan n'existe que dans le JDR, pas du tout dans les écrits de Lovecraft, ce qui exclue la possibilité d'une inspiration de l'auteur). Le brave garçon est donc parti en exploration pour voir la "tannière du Shoggoth". Après le tournage, je pars à sa recherche (enfin, moi, Bethany, quoi) avec le personnage de Manitou (Bruce). Nous tombons sur un entrepot abandonné et sans éclairage dans lequel nous ne trouvons rien, sauf le bouquin de jeu de rôle du sénariste (Sean) et des trainées gluantes sur les murs.

 

Le MJ: Bethany, tu sais que tu peux trouver une information dans le livre que tu tiens dans les mains (grognement dans la pièce)

Moi, d'une toute petite voix (regardant l'image de l'entrepot dans le bouquin, voyant les trainées): oh, purée, y'a peut-être un Shoggoth ici...

Le MJ: Les stats du monstre sont sur la page suivante.

Moi, d'une voix encore plus petite (regardant les stats du Shoggoth, un truc démentiel): oh purée c'est gros. La bonne nouvelle, c'est que ça court pas vite... (grognement).

Manitou, tenant son flingue vers la porte: court!

Moi, d'une voix blême: t'es sûr? (grognement plus fort).

Moi ("courant"): Aaaaaaaaah!

 

Une forme blanche se déplace sur le sol. Manitou est prêt à tirer quand soudant, Sean sort du tapis (blanc, dont il s'était enroulé pour ramper) et se relève:

"Aaaaaaaah! Qu'est-ce que tu fais avec ce flingue? Je trouvais juste marrant de vous faire peur".

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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 08:00

Cthulhu1.jpgJe sais que je n’ai pas écrit depuis longtemps (trop), mais j’ai bien l’intention de m’y remettre en douceur. Non pas que je n’ai rien eu à dire (c’est là, le scandale), vu qu’on n’a beaucoup joué ces derniers temps, j’ai juste eu la flemme. Bref.

 

Sa Luminescence nous ayant pondu un nouveau concept-de-la-mort, je prends donc ce prétexte pour revenir.  Ca faisait des mois que je tannais Son Auguste Divinité pour rejouer à Cthulhu. Mon premier amour rôlistique. Le seul jeu que j’ai accepté de masterisé. La sortie de l’édition anniversaire (système Chaosium) a été l’élément décisif (ce livre est sublime, très exhaustif pour les règles, magnifiquement illustré et comprend une superbe rétrospective de tout ce qui concerne le Mythe).

Impatiente comme un Fléau Félin, je sautillais autour de Mon Grand Meneur telle une puce qui a vu passer un Siamois. Vint le moment où j’ai froncé le nez. Sa Luminescence m’a dit « Tes fiches sont prêtes » (ou truc du genre). Mes ? Mes ? Plusieurs ? Nooooooooooon ! Pas deux persos, PAS DEUX PERSOS ! J’ai chouiné et râlé et ai eu une réponse. « Mon concept repose sur les deux persos ». Merci, au revoir.

 

Vient l’intro et la première scène. Je joue un des deux persos, Paige. L’action se déroule dans les années ’20. C’est le moment où je me dis que j’ai raison de faire confiance au MJ, parce qu’un cultiste me plonge un couteau dans la gorge après une discussion concernant des Profonds (sortes d’amphibiens humanoïdes adeptes de Cthulhu). Hors, le système est très meurtrier (un coup bien placé, vous êtes morts). C’est la PREMIERE scène, je le rappelle. Et là, le MJ dit « Coupez ! ». Non, vous ne rêvez pas, je joue une actrice qui joue (ouais, du coup, ma phrase redonde, mais c’est normal) dans un film. Puis dans une série. En fait, nos personnages sont des acteurs des années ’90 (pour des raisons technologiques) qui jouent dans une série dont l’action se déroule à Dunwich dans les années ’20.

 

Eh beh j’aime bien. Déjà, parce que (ceux qui me connaissent le savent), je suis une folle de série et que j’aime jouer dans des contextes qui me plaisent. Ensuite, mon persos (le vrai, du coup), Bethany est une ancienne rôliste (je sais, il me faut peu pour être contente), et parce que plus original, tu meurs (et que ça m’a fait relire la nouvelle sur Dunwich, ça c’est bien fun). Enfin, le clou du spectacle. Dans la partie « série », tu ne peux pas mourir (sauf si c’est scénarisé). Je m’explique.

 

Nous, joueurs, nous n’avons pas de script (donc, la même liberté que d’habitude) et improvisons le texte des personnages (comme d’habitude). Sauf que le metteur en scène nous remets sur les rails dans plusieurs cas (et aussi en cas de travers exprimé à l’excès).  Ensuite, je sais mon personnage (son double, tout du moins), relativement protégé, du coup, j’ose plus de trucs (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, Sa Luminescence ne tue pas ses PJs, il les tortures et les envoie à l’hôpital mais ne les tue pas).

 

C’est tout pour cette fois. A bientôt (j’espère tenir un rythme un peu plus soutenu, tout de même).  

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Remerciements

Merci à Jenn pour la jolie bannière gentiment crée pour moi! Cliquez ici pour un voir son travail professionnel.

Merci à ma chère Nanoa de me prêter ses illustrations.

Ainsi qu'à Sa Luminescence qui m'autorise à publier ses "Contes Nostalgiques de Hongrie".

Et pour ceux qui aiment lire, un forum axé fantasy/fantastique ici

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